Chronique : face au Covid-19, et si la divinité nous rappelait à la raison ?

Dans cet article, la dramaturge camerounaise Rabiatou Njoya se penche sur une certaine normalisation du monde, finalement imposée par la pandémie ; et se demande si l’humanité ne devrait, finalement, pas prendre conscience de l’unicité de son destin et sa vulnérabilité sur la terre qui demeure un mystère entier.

Chronique : face au Covid-19, et si la divinité nous rappelait à la raison ?
Pour Rabiatou NJOYA la pandémie du Covis-19 appelle à une solidarité globale face à un ennemi commun qui ne connait pas de religion. Encore moins le riche ou le pauvre.

L’homme, cet assoiffé de pouvoir, de conquête et de domination, très souvent s’oublie dans ses ambitions, ses prétentions et autres violences qu’il fait à lui-même croyant qu’il le fait aux autres. 

L’homme souvent oublie que l’Architecte Suprême s’appelle Dieu. La Terre entière et le Ciel que dis-je, l’Univers dans sa globalité sont un souffle de Dieu ‘Koun Fa Ya Koun’ (soit et cela est).

Toutes nos trouvailles et autres ingéniosités ne sont qu’une volonté de Dieu accordée à certain hommes de par Sa science infuse.

L’homme dans sa course folle et son égoïsme avéré avait oublié que dans notre humaine condition nous ne faisons qu’un sans distinction de race, de tribu, de continent ou de couleur.

Coronavirus (COVID-19) puisqu’il s’agit de lui est venu en mission divine pour nous rappeler tout cela

L’homme s’est réveillé un beau matin de l’an de grâce 2020 pour s’apercevoir à ses dépends que les véhicules ne circulaient plus en abondance dans les rues que les aéroports du globe étaient fermés ; ailleurs, là où même les Grandes instances de ce monde avaient demandé le cessez-le feu sans succès, les armes avaient cessé de crépiter.

L’homme dans ses préparatifs pour attendre sa rencontre éventuelle avec le Coronavirus, s’est rendu compte un beau matin de l’an de grâce 2020 que le prix du carburant avait baissé à la pompe alors que le Baril avait aussi baissé  de 65 dollars  US à 24 dollars US, chose jamais vu ou entendu auparavant.

Depuis que les écologistes et autres amoureux de la nature nous parlent du changement climatique et de la pollution, et que la Terre nous crie : « laissez-moi ou nous crèverons ensemble… » Personne n’écoute et nous continuons de polluer et de détruire à qui mieux mieux…

Les superpuissances clament leurs puissances aux pauvres et disent  « qu’il peut faire 40°c à l’ombre eux, ils vivent dans un monde où bureaux, voitures et domiciles sont climatisés en permanence et s’il y en a qui sont pauvres tant pi ! c’est leur problème. »

Coronavirus, ce missionnaire qui tire sur la sonnette d’alarme pour nous rappeler notre humaine condition et nous dit que nous sommes tous fils et filles d’ADAM et d’EVE. Ceci convoque une solidarité face à l’ennemi commun   qui ne connait ni riche ni pauvre. Le leitmotiv s’appelle : «  la peur de la mort …» et il s’agit ici d’une mort rapide et douloureuse et dont la dépouille n’a pas droit à des obsèques honorables.

Pour le confirmer et pour dire qu’il n’y avait aucune plaisanterie, le 24 mars au petit matin, elle fauche un baobab du monde musical : l’icône Manu DIBANGO tué par le fameux virus alors que son poids financier dépassait de loin le budget de son propre pays le Cameroun… et cela lui arriva à Paris (France) ; donc ce n’était ni par négligence ni par manque de moyens financiers.

Non, Coronavirus ne connait ni riche ni pauvre!

Dans les recherches médicales pour trouver le patient zéro ainsi que les vaccins et autres médicaments appropriés, les habitants du Globe vivent désormais en suivant des mesures de protection et de distanciation sociale ; que tu t’appelles Donald Trump ou Mahomed dans le Golfe, nous sommes tous logés au même enseigne.

En attendant, les mosquées, des synagogues et les églises n’admettent plus de foules lorsqu’elles ne sont pas fermées carrément… la Ka-àba depuis l’hégire, a été fermée pour la première fois ; il en est de même de la Mosquée du Prophète Mohamed (PBSL) à Médine… ce qui hypothèque le pèlerinage (Hadj 2020) et bien entendue la Humra…

Tout ceci fait dire à certains esprits faibles que c’est déjà la fin du monde … peut être…

Nous disons « NON » ce n’est pas encore la fin du Monde, car Dieu nous aime trop. Mais c’est la colère de ce même Dieu  qui se manifeste.

Oui, notre Père qui est aux Cieux n’est pas content de nous (il y a de quoi) et il veut nous le faire sentir.

Au demeurant, tous les livres saints : la  Bible : ESAIE versets 10 à 20.

Le Coran : Sourate NOEH, de versets 1 à 10 auxquels s’ajoutent les Hadiths du Prophète sur les désobéissances à Allah ont prévu ce qui nous arrive.

Nous sommes venus sur terre pour prier Dieu en abondance et lui demander de pardonner nos pêchés et nous garantir une place dans son paradis. Au lieu de cela, nous détruisons son Univers et nous nous déchirons par des guerres et la haine.  En effet, pourquoi vouloir conquérir la lune quand nous n’avons pas encore fait preuve d’Amour, d’Harmonie et de Paix sur Terre ?

D’où vient que nous parlâmes de mariage pour tous sans nous rendre compte que nous sommes issus tous de l’union d’un homme et d’une femme? Et si nos géniteurs s’étaient comportés de cette façon, serions-nous au monde ?

La pédophilie en plein milieu religieux où les «  Hommes de Dieu » sont supposés exercer un célibat douteux oubliant que les fornications ne sont tolérées ni par la Bible ni par le Coran. Autant de choses qui sont de nature à provoquer l’Hybris ou la colère de Dieu.

Produire des contre-vérités est devenues notre sport favori comme si la crainte de Dieu est faite pour les autres et oubliant que comme dit un adage espagnol : « Emettre un mensonge entraine la création d’au moins 25 autres mensonges pour couvrir le premier. »

Les réseaux sociaux sont autant de subterfuges pour ce genre d’exercice.

Le monde appartient à celui qui l’a créé. Et Dieu l’Architecte Suprême a ses principes. La voie du Satan n’est pas la voie de Dieu qu’on se le mette bien dans la tête. Tout comme dans le monde terrestre, les lois des Humains ne pardonnent pas toujours car la tendance est de dire haut et fort : «  Nul n’est sensé ignoré la loi… » Il en est de même de la crainte de Dieu. Le Tout Puissant peut sévir à tout moment et c’est pourquoi il faut prier régulièrement, lui demander pardon, même quand tu ne sais pas ce que tu as fait et surtout  ne pas faire ce qu’il a déjà interdit.

Dieu a fait la Terre avec ses arbres et ses montagnes, lesquels vivent et s’expriment comme les êtres humains et les animaux dans une harmonie digne de Lui et voulu par Lui. De nos jours, seules les Aires protégées (Parcs nationaux et Réserves forestières) restent les seuls espoirs de survie pour les espèces (Faune et Flore) menacées  d’extinctions et de disparitions.

Au demeurant, les oiseaux et certains animaux, peuvent présager des évènements à venir, qu’ils soient bons ou mauvais.

Il en est de même des arbres et des montagnes. Ces derniers en particulier peuvent être affectés par le désordre que l’homme sème sur terre.

C’est ce que nous voyons dans les pièces  telles que : « The Tempest » de Williams Shakespeare où les notions d’Hybris sont observées à travers le désordre vécu au Royaume d’Angleterre (Hybris). Il se reflète dans la destruction des arbres et des montagnes par une tempête dévastatrice Némésis ou colère juste de Dieu.

Cet ordre de la nature existe depuis la mythologie grecque et longtemps avant les religions réveillées que sont l’Islam et le Christianisme.

Apparemment, Dieu le Tout Puissant est resté le même à travers les siècles et avec ses principes et ses lois immuables et sans amendement.  C’est l’homme d’Etat qui modifie ses lois au gré de ses humeurs.

A la lumière des assertions qui précèdent, l’on comprend pourquoi parallèlement à la mission avertissant du coronavirus (Covid-19) un baobab mondial  (Manu DIBANGO) devait tomber et que le Char de Dieu (Mont Cameroun) devait verser les larmes noires de désolations; lui qui nous a toujours habitués à des flammes incandescentes.

Confinement pour confinement profitons du temps que nous n’avons jamais… et que nous avons maintenant en abondamment pour joindre l’utile à l’agréable et prier très fort avec des bonnes lectures à l’appui, pour implorer le Pardon de Dieu. C’est un Dieu Bon, Clément et Miséricorde. C’est lui qui a dit «  Frapper, je vous ouvrirais, demandez, je vous donnerais. »

Frappons, Il va nous ouvrir pour nous débarrasser de tous ces virus et autres maux qui minent notre santé et hypothèque notre Développement Durable.

Rabiatou NJOYA

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