Covid-19: la BEAC injecte 260 milliards de FCFA dans les banques de la CEMAC

Pour soutenir les économies de la sous-région, frappées de plein fouet par la pandémie de Covid-19, l’institution émettrice des États membres de la CEMAC a pris de nombreuses mesures afin de favoriser le financement des États et des banques. Ceux-ci devraient, à leur tour, oxygéner les entreprises, dont les activités sont affectées par la crise.

Covid-19: la BEAC injecte 260 milliards de FCFA dans les banques  de la CEMAC
Toujours pour mieux soutenir les économies de la CEMAC face au Covid-19, la Beac a aussi suspendu ses ponctions hebdomadaires des coffres-forts des banques.

Au terme d’une réunion de son Comité de politique monétaire(CPM), la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) a activé de nombreux leviers pour accompagner les États et les entreprises face à la pandémie du Covid-19. Après la séance qui s’est déroulées, par visioconférence, le 27 mars, la Banque centrale a annoncé une hausse des injections de liquidités dans les banques, dont le volume passe de 240 à 500 milliards de FCFA. Ce montant peut être relevé « en cas de besoin », précise le communiqué final du CPM du 27 mars 2020.

L’on a également appris la baisse deux de ses trois taux directeurs. Le taux d’intérêt des appels d’offres (Tiao), qui permet traditionnellement aux banques de se refinancer hebdomadairement sur le marché monétaire, baisse de 25 points de base, passant de 3,5 à 3,25%. Le taux de facilité de prêt marginal, qui permet aux banques de se refinancer sous 24 heures auprès de la Banque centrale, lui, passe de 6 à 5%.

La Beac a aussi suspendu ses ponctions hebdomadaires des coffres-forts des banques.

En plus de l’élargissement de la gamme des effets admis comme « collatéral » pour garantir les opérations de refinancement, grâce aux deux mesures d’assouplissement susmentionnées, les banques commerciales disposent ainsi de marges de manœuvre plus souples pour obtenir de la liquidité sur le marché monétaire. Elles devront utiliser cette liquidité pour financer à leur tour les économies de la Cemac, à travers les crédits aux entreprises et aux particuliers, à des taux révisés.

Les États également soutenus

Aux États, la Banque centrale promet l’assouplissement des conditions d’émission des valeurs du Trésor sur le marché des titres, devenu depuis 2015 un important pourvoyeur de financements aux États de la Cemac, avec la chute des cours mondiaux du brut et l’accumulation des déficits publics dans certains États.

De même, la Beac se propose d’œuvrer auprès des instances compétentes, afin d’obtenir un rééchelonnement d’un an du remboursement des crédits consolidés de la Banque centrale sur les États. Cette mesure permettra de desserrer l’étau de la dette autour des Trésors publics de la Cemac, qui disposeront ainsi davantage de liquidités pour financer la croisade contre le Coronavirus.

Avec Investir au Cameroun

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