Intégration: La CEEAC termine sa réforme à Libreville

Le Conseil des ministres de l’organisation régionale adopte depuis, ce 16 avril, un projet de restructuration de l’institution, qui vise à renforcer le champ d’action et les capacités opérationnelles de son organe exécutif. Le texte sera, ensuite, soumis aux chefs d’Etat et de gouvernement des 11 pays membres pour adoption.

Intégration: La CEEAC termine sa réforme à Libreville
La réforme vise à intégrer dans un cadre juridique et institutionnel unique et harmonisé, toutes les composantes du processus d’intégration régionale. Crédit photo : The Africa’s Wealth .

Libreville accueille le 18 décembre, un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale(CEEAC), consacré essentiellement à la réforme institutionnelle de l’organisation sous régionale. le but étant de lui donner un souffle nouveau après 36 ans de survie.

Pour préparer la rencontre, le Conseil des ministres de l’institution s’est ouvert ce 16 décembre, à l’Hôtel Radisson Blu de Libreville. Les ministres, représentants les 11 pays membres vont examiner et adopter les propositions du Comité de pilotage de la réforme. Il s’agit d’un total « de 05 textes qui recommandent notamment la création d’une commission de la CEEAC, avec 05 commissaires affectés à différents domaines d’intervention », a déclaré Chérif Mahamat Zene, le ministre tchadien des Affaires étrangères, peu après la cérémonie d’ouverture.

Les ministres examineront également la réforme du Conseil paix et sécurité de l’Afrique centrale(COPAX) dont « le but est de créer un véritable cadre de concertation et de décision majeur sur les questions sécuritaires en Afrique centrale », souligne Chérif Mahamat Zene, également membre du bureau exécutif de la CEEAC.

Toujours pour rendre l’exécutif futur plus influent, le Conseil adoptera un règlement financier et un projet de statut du personnel révisé de la communauté.

Deux années d’attente

La réforme institutionnelle de la CEEAC avait été ordonnée par les chefs d’Etat à N’Djamena le 25 mai 2015, ceux-ci répondant ainsi favorablement  à une proposition du secrétariat général. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba avait été choisi pour le pilotage.

Il s’agissait alors pour les initiateurs, d’intégrer dans un cadre juridique et institutionnel unique et harmonisé, toutes les composantes du processus d’intégration régionale au sein de la CEEAC tels que l’intégration politique, économique et commerciale.  

Guy Nfondop à Libreville

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