Écotourisme: le village Save Africa vous plonge dans l’Afrique authentique

Le groupement reproduit et conserve le modèle communautaire africain ancien, basé sur la mutualité et le respect des grands équilibres autour de soi, comme socle spirituel.

Écotourisme:  le village Save Africa vous plonge dans l’Afrique authentique
Pour satisfaire ses besoins, la communauté Save Africa, avec ses excédents de production, fabrique de la confiture, du jus de citron, des sirops 100% biologiques, vendus aux touristes qui séjournent au sein du groupement. Crédit Photo: Africa's Wealth

Au Centre-Cameroun, dans l’arrondissement de Ngoro (à environ 150 Km de la capitale Yaoundé), se dresse fièrement le village Save Africa. Une communauté d’hommes et de femmes, au cœur du massif forestier équatorial, qui a fait le choix d’un retour aux valeurs essentielles de vie africaine dans le but d’atteindre un niveau parfait d’épanouissement, spirituel, physique, matériel et intellectuel ; et de promouvoir une âme africaine authentique dans le monde entier.

Les membres de la communauté sont avant tout unis par un besoin commun de vérité. Chacun d’entre eux s’est détourné d’une vie totalement modernisée et artificielle, en ville, pour rechercher la lumière. Pierre Paul Mubitang, le chef du groupement soutient d’ailleurs, « qu’ils essaient tous de connaitre le bonheur, de l’expérimenter vivement, à travers un retour aux valeurs communautaires et spirituelles africaines, anciennes », précise-t-il. Les membres recherchent ainsi un état de plénitude absolue, loin d’être limité par les contingences matérielles. Ils ont fait le choix de vivre loin des convoitises vaines et d’expérimenter une ouverture vers la nature, le silence et l’harmonie. Ces derniers vivent aussi en parfaite cohésion avec les règnes, animal et végétal, créant un équilibre perpétuel dans leur environnement. Ils refusent, par exemple, de tuer des animaux ou d’infliger des douleurs atroces à ces derniers au risque d’un déséquilibre physique et spirituel.

Pour être en parfaite immersion dans cette utopie, la croyance en un créateur, une intelligence supérieure et le stricte respect d’un ensemble de règles définies communément est indispensable. « Tous les membres croient en l’existence d’un créateur qui a fait en sorte que nous puissions être là en compagnie de tous les règnes qui nous entourent », déclare Pierre Paul Moubitang. L’acceptation d’une vérité transcendantale domine tout le monde, à travers ses lois et ses exigences, et maintien la cohésion au sein de la communauté.

La communauté se veut autonome  

Pour limiter les risques d’influence du monde moderne, la communauté Save Africa se veut parfaitement autonome et n’utilise que très peu de ressources venant de l’extérieur. Une ferme volonté d’autosuffisance portée par la solidarité et la mutualisation dans la production. Les membres précisent à cet effet que tout se fait de telle sorte que personne ne se sente exclue, car l’union fait la force. Pour le chef de la communauté « un ballai est fait de centaines de brindilles, et ce n’est que parce qu’on le tient à la main qu’on peut balayer ; ou même chasser une mouche avec… ». Les membres se mettent ainsi ensemble pour avoir des résultats communs et profiter des retombées d’un travail de groupe.

Pour satisfaire ses besoins, plutôt minimalistes, en ressources extérieurs, la communauté Save Africa introduit dans sa production l’économie, parfaitement à la hauteur des attentes de ses membres. Groupement agricole avant tout, Save Africa, avec ses excédents de production fabrique de la confiture, du jus de citron, des sirops de différents fruits. Des produits 100% biologiques, vendus aux touristes qui séjournent au sein du village.     

La communauté offre également un tourisme sanitaire 100% biologique, qui a le mérite d’attirer un impressionnant nombre de visiteurs, parfois en détresse. Le groupement offre un soutien aux personnes affectées qui sollicitent des soins naturels contre des pathologies comme le cancer, l’hypertension artérielle, les états de stresses post-traumatiques ou encore le diabète.       

Les conférences à l’étranger sur les valeurs communautaires, spirituelles et écologiques constituent également une importante source de revenus en devises du groupe. Les membres du clan voyage à travers le monde pour présenter leur modèle d’intégration, de progrès communautaire et spirituel ; revenant parfois avec de nombreux dons pour l’association Save Africa qu’ils forment parallèlement.  

Au plan spirituel aussi, Save Africa se veut autonome. « Après le réveil et une fois le son du tamtam retenti, nous-nous rendons à notre bosquet sacré, pour passer des moments exceptionnels, de calme profond avec la divinité et avec nos ancêtres méritants, avant d’entamer la journée de travail », déclare Mr Moubitang.

Au village Save Africa, les visiteurs sont conviés à la pratique de nombreux sports comme le basketball. Crédit Photo: Africa’s Wealth

Save Africa est ouvert au monde  

Loin des illusions, la communauté Save Africa est ouverte au monde, afin de toujours partager les recettes de ce retour aux sources africaines, avec l’humanité toute entière. « Nous pensons que le bonheur que nous éprouvons ici sur place dans ce village, doit être  partagé avec tous les hommes, toute l’Afrique, toute l’humanité et cela vient du cœur parce qu’on n’est jamais heureux seul », déclare un membre. Au final, le groupement Save Africa se veut avant tout un village modèle africain, où l’expérience de la vie communautaire se rapproche d’autres peuples du monde.   

Save Africa appelle aujourd’hui tous les africains à revenir aux valeurs communautaires authentiques du continent pour une meilleure contribution à l’universel.

Guy Nfondop à Ngoro(dans le Centre-Cameroun)

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