RDC: les autorités confirment la gratuité de l’école primaire dès le 02 septembre

Au-delà de l’épineuse question du financement, le gouvernement assure que l’éducation primaire sera gratuite dès la rentrée prochaine.

RDC: les autorités confirment la gratuité de l’école primaire dès le 02 septembre
La gratuité de l'enseignement primaire est un engagement du chef de l'Etat congolais, lors de son investiture le 24 janvier 2019. Photo: AW

Malgré la complexité du financement, le gouvernement assure que les enfants retourneront à l’école, dans les tous prochains jours, sans frais de scolarité. Avant son départ du gouvernement, le ministre par intérim de l’Enseignement primaire, Emery Okundji a confirmé que « la gratuité commence avec l’année scolaire 2019-2020 » et que telle est « la volonté du président de la république », précise-t-il. La RDC « reste l’un des pays avec le plus grand nombre d’enfants non scolarisés », notait en mai le Partenariat mondial de l’éducation (PME). L’organisation soutient que « 26% des enfants en âge de fréquenter le primaire, ne sont pas scolarisés ». D’où l’urgence d’un accès libre comme facteur d’incitation à grande échelle.

Le financement d’une telle opération suscite de nombreuses interrogations. Le 24 août, des experts d’une table ronde sur la gratuité dans l’enseignement de base ont estimé à 4 225,346 milliards de francs congolais (2,64 milliards de dollars) le coût global de la gratuité pour l’année budgétaire 2020. Une somme qui représente, à elle seule, 40% du budget de l’Etat pour l’année en cours. En plus, le budget 2019 ne prévoit pas de financer la gratuité de l’enseignement primaire public pour les quatre derniers mois de l’année. Afin de régler la question, les experts suggèrent « l’instauration d’une taxe sur les ressources naturelles » comme le cobalt, de cuivre, de coltan…

Les parents d’élève dans le doute  

Sur le terrain, les parents sont partagés entre espoir et prudence. En août 2016, la première « table ronde » sur la gratuité de l’enseignement primaire dans les écoles publiques n’avait rien donné. À Kinshasa, les parents ont reçu pendant les vacances scolaires une demande d’acompte allant de 100 000 à 150 000 francs congolais (62,5 à 90 dollars) pour inscrire leur enfant à l’école primaire du quartier résidentiel de la Gombe. Les experts de la table-ronde ont demandé aux gestionnaires des écoles de « rembourser immédiatement les frais d’acompte et autres frais perçus auprès des élèves dans les établissements publics d’enseignements concernés par la gratuité ».

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