Libre échange: la Guinée Équatoriale se lance à la conquête du marché de la CEMAC

Le pays vient de mettre sur pied un Comité national ad-hoc d’agrément CEMAC, avec pour mission d’accompagner les produits équato-guinéens vers l’obtention de l’agrément CEMAC. La Commission de la CEMAC se dit prête à accompagner le pays vers la libre circulation de ses produits, sur le marché commun sous régional. Le ciment Evitacol s’est déjà engagé dans la démarche et fait office de pionnier en la matière.

Libre échange: la Guinée Équatoriale se lance à la conquête du marché de la CEMAC
Une vue du centre des affaires de Bata, sur la partie continentale du pays.

La Guinée Equatoriale est déterminée à placer sa production industrielle sur le marché commun de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale(CEMAC). Poussé par le Groupe Evita qui veut vendre son ciment Evitacol dans la sous-région, le gouvernement équato-guinéen vient de créer un Comité provisoire de certification pour homologuer les produits nationaux, en vue de leurs présentations devant le Commission sous régionale d’agrément des produits CEMAC.

Visitant la cimenterie Evitacol le 03 août dernier à Bata, Michel Niama le Commissaire en charge du marché de la CEMAC a affirmé que : « La Commission de la CEMAC est décidé à accompagner le pays sans réserve». Le commissaire dit par la suite espérer qu’avec la visite de l’usine Evitacol « il y’aurait un deuxième pays sur le marché de la CEMAC à savoir la Guinée Equatoriale, après le Cameroun qui fait déjà circuler 322 produits de 35 entreprises ». Pour un suivi rapide, le commissaire du marché commun était accompagné de la Directrice du commerce et de la concurrence, Juliette Engoué, qui a dit toute sa détermination « à accompagner le comité national ad-hoc de la Guinée Équatoriale d’agrément produit CEMAC ». Au terme de la visite, Juliette Engoué a précisé ne plus attendre que « la note d’orientation du comité national, conformément aux normes communautaire en matière ».

Prenant la parole au nom du comité ad-hoc, Secundino Epota Tayver inspecteur des Douanes a soutenu que « le comité accompagnera les entreprises équato-guinéennes jusqu’au bout, et ce,  conformément aux normes communautaires ». Et qu’ils seront très bientôt devant la commission sous régionale avec le cas du Groupe Evitacol.     

Le Groupe Evita, plus que jamais déterminé

Le président du conseil d’administration du Groupe Evita voit déjà ses produits, notamment son ciment Evitacol, circuler en zone CEMAC. Mais aussi tous les autres produits de la Guinée Equatoriale. Il se dit apte à satisfaire la forte demande du marché communautaire d’un peu plus de 50 millions de consommateurs. Il précise que « la cimenterie a une capacité de 15 tonnes à l’heure, et ne tourne jusqu’ici qu’à 10% pour couvrir le marché national qui est d’un millions 200 consommateurs ». Il estime que seul l’agrément produit CEMAC pourrait lui permettre de mettre en marche toute la capacité de production… 24h/24  7jours/7. Il dit disposer de suffisamment de moyen pour toute extension dû à une croissance rapide du marché. « En Guinée Équatoriale nous avons beaucoup de matières premières. 80% des intrants sont Equato-guinéen. Nous n’importons que 15 à 20% d’additifs. Nous avons donc les moyens de couvrir le marché », martèle Honorato Evita Oma.  

Honorato Evita Oma précise également qu’ « Evitacol n’est pas en concurrence avec les producteur locaux de ciment colle au niveau de la CEMAC ». Il ajoute qu’il y’a 02 gammes de produit actuellement sur le marché : les produits locaux et internationaux. Et que le groupe a fait un produit aux standards internationaux adapté aux plus grandes normes internationales ainsi qu’aux conditions climatologiques du continent. Il termine en disant que « le produit entre en concurrence avec les grandes marques internationales qui inonde le marché sous régional ».

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